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Antologia 67 / 03 - Caetano Veloso

Antologia : 67/03

Veloso, Caetano
Universal

« S’il te plaît je voudrais aller à Bahia… »

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« S’il te plaît je voudrais aller à Bahia… » C’est là qu’est né Caetano Veloso en 1942, là qu’il s’est initié à la bossa nova, là que s’ébauche un parcours d’une curiosité et d’une sensibilité peu communes, auquel ce florilège rend justement hommage.

Antologia 67 / 03 consacre l’esthétique tropicaliste dont se réclame Veloso. Loin de tout pittoresque, ce dernier a en effet établi album après album un dialogue entre la musique brésilienne et les influences les plus éclectiques : rock, rap (Haiti), folk (Tudo Errado)… Évitant la logique chronologique, le présent panorama montre à quel point chaque chanson constitue un monde en soi. Ce sont cependant les ambiances aux rythmes enjoués de la samba (Não Enche, Chuva, suor e cerveja) ou contemplatives qui sont les plus captivantes.

L’art de diseur de Caetano n’est pas étranger à ces sortilèges, y compris dans des langues autres que le portugais, avec un très serein Dans mon île, emprunté à Henri Salvador. Ce que lui permet une orchestration subtile et légère, pur écrin d’une voix qui n’est que délicatesse.

Car par-delà les inspirations les plus riches, l’essence de Caetano l’angélique demeure sa voix. Un timbre clair d’aurore, des aigus flottants, des reflets ambrés. Une caresse. Un baume. Écouter Caetano Veloso est un réconfort à bien des maux. À appliquer en pansement sur le cœur pour les chagrins d’amour et sur les oreilles pour soigner les disharmonies du Monde. Si le mal persiste, renouveler l’opération autant que nécessaire avec Os Argonautes, où la complicité de Gilberto Gil à la guitare fait écho au fado portugais et Cucurrucucu Paloma, où la voix se fait plume et effleure un violoncelle sensuel et déchirant. Saudade…

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