ECHOS DE... UN PETIT HUBLOT DE CIEL


 

A pas feutrés, le public pénètre dans une salle plongée dans l’obscurité, un écran en fond de scène. Une lanterne vive projette les tonalités de l’automne, galets, coquillages et brindilles éparpillés sur le sol, le musicien enlace sa contrebasse, dos au public, une comédienne chantonne. Le décor est posé.

Le chant de la comédienne résonne. La contrebasse ronronne. La musique se diffuse dans la salle telle une odeur de mousses et d‘écorces. Le spectateur s’immerge ainsi, dans une ambiance feutrée, se laisse lentement happer par la poésie du moment.

Une journée passe ainsi, de l’aurore au crépuscule. La lanterne vive disperse la lumière du matin et c'est la vie animale qui commence. L’un après l’autre, les arbres, les animaux et les insectes font leur apparition avec leurs rythmes, leurs actions et leurs rencontres. Ces quelques minutes partagées ne seront que contemplation de la nature, bercées par les chants de la comédienne Catherine Morvan, les poésies de Jules Supervielle et la richesse des sonorités des divers instruments : contrebasse, flûte traversière, tambour, gong, buthang, grelots… joués par Jean-Claude Oleksiak.

Contempler Un petit hublot de ciel, c’est s’abandonner à la poésie et à la beauté de la nature, tout simplement.

 

Et pour savourer encore un instant l’atmosphère de ce spectacle, quelques mots de Oublieuses mémoires de Jules Supervielle :

La mer secrète

 Quand nul ne la regarde

La mer n’est plus la mer,

Elle est ce que nous sommes

Lorsque nul ne nous voit.

Elle a d’autres poissons,

D’autres vagues aussi.

C’est la mer pour la mer...